Les vélos d'enduro sont conçus aussi bien pour la montée que pour la descente. Ils disposent d'un débattement de 160 mm (170 mm pour les modèles de super enduro), d'une fourche à simple té, d'une tige de selle télescopique et de 12 vitesses afin de pouvoir monter au pédalage avant de s'engager dans des zones techniques (trialeras). Si le câblage est interne, vous remarquerez que les cadres d'enduro possèdent un passage spécifique pour le câble de la tige de selle télescopique, contrairement aux cadres de descente qui n'en sont pas équipés.
Les vélos de descente (DH) sont exclusivement destinés à la descente. Ils ne possèdent pas de tige de selle télescopique et offrent un débattement plus important : la fourche à double té affiche 200 mm de débattement, tandis que l'arrière oscille entre 180 mm et 220 mm. Ils sont équipés de 7 vitesses avec des pignons très petits pour privilégier la vitesse en descente. À l'œil nu, on constate également que les cadres de descente paraissent généralement plus robustes.
La différence que vous remarquerez immédiatement si vous avez l'occasion de tester les deux, c'est qu'un vélo de descente est extrêmement inefficace en montée par rapport à un vélo d'enduro ; comme nous l'avons souligné, il n'est fait que pour descendre. En revanche, en descente, particulièrement sur des circuits rapides et accidentés, le vélo de descente s'avère bien plus stable.
En ce qui concerne le poids, les vélos de descente sont généralement plus lourds, bien qu'aujourd'hui, un modèle haut de gamme puisse s'avérer plus léger qu'un vélo d'enduro d'entrée de gamme.
Les géométries sont, elles aussi, différentes.
Voici les principales distinctions entre ces deux types de vélos.