Un Bike Park est un espace conçu spécifiquement pour la pratique du vélo. Il comprend des sauts, des virages relevés et des descentes de différents niveaux pour vous permettre de vous amuser et de perfectionner votre technique.
Il existe principalement deux types de Bike Parks : ceux de Descente et ceux de Dirt Jump. Toutefois, ces dernières années, des Bike Parks d'Enduro ont fait leur apparition. Il s'agit d'une parcelle de montagne aménagée avec quelques tracés comportant des virages relevés et des sauts, mais sans remontées mécaniques : la montée doit se faire à la force des mollets.
Avant de continuer, n'oubliez pas de mettre notre blog dans vos favoris ; nous y présentons les meilleurs Bike Parks d'Espagne.

Qu'est-ce qu'un Bike Park de Descente ?
Les Bike Parks de descente sont ceux où l'on monte en remonte-pente et où l'on descend par une piste pouvant comporter des virages relevés, des sauts, des racines, des rochers, etc. Il existe différents niveaux, identifiés par des couleurs : de la piste verte, la plus facile, à la noire, la plus difficile, en passant par la bleue et la rouge.
Pour cette pratique, on utilise un vélo de descente (DH), spécialement conçu pour la baisse. Cela dit, si vous possédez un vélo d'enduro, vous pouvez tout à fait aller en Bike Park. Et si vous n'avez pas ce type de matériel mais un VTT classique, c'est également possible : ce n'est pas le vélo idéal, mais cela reste faisable sur les pistes les plus faciles.
Dans la vidéo suivante, je vous emmène découvrir un Bike Park de descente.
Foire aux questions sur les Bike Parks de descente
Puis-je venir avec mon vélo de trail/enduro ou dois-je en louer un de descente ?
Vous pouvez tout à fait utiliser votre vélo de trail ou d'enduro. En revanche, si vous louez un vélo de descente, vous remarquerez qu'il offre une meilleure stabilité à grande vitesse et sur les terrains défoncés, ce qui vous donnera plus de confiance pour aller plus vite.
Quelles sont les protections obligatoires et lesquelles sont recommandées ?
Le casque est systématiquement obligatoire ; les genouillères et la dorsale (ou gilet de protection) sont vivement recommandées. N'oubliez pas : en cas de chute, on n'a jamais trop de protections.
Est-ce que ça vaut la peine de tout louer sur place ?
Cela dépend de ce que vous avez : si vous n'avez aucun matériel, alors oui ; en revanche, si vous possédez déjà des protections mais pas de vélo, vous pouvez louer uniquement la VTT.
Y a-t-il des pistes pour débutants ou est-ce que je vais me tuer ?
En général, tous les Bike Parks disposent de pistes vertes. Pensez à consulter la carte des pistes avant de vous y rendre. Si c'est votre première fois et que vous n'avez jamais fait de descente ni d'enduro, je vous conseille de prendre un moniteur : il vous aidera à acquérir les bases, que vous pourrez ensuite mettre en pratique le reste de la journée.
Que faire si je me trouve face à une passerelle en bois ou un saut que je ne souhaite pas effectuer ?
Dans les Bike Parks, il y a toujours un échappatoire (une « chicken line ») : il n'est absolument pas obligatoire de sauter. Les concepteurs savent bien que tout le monde ne maîtrise pas les sauts, c'est pourquoi un itinéraire d'évitement est systématiquement prévu pour ceux qui préfèrent garder les roues au sol.
De plus, même si vous savez sauter, il est primordial de repérer l'obstacle à pied avant de vous lancer, afin d'en évaluer la forme et de calibrer la vitesse nécessaire.
Faut-il savoir sauter avant d'y aller ?
Non, les sauts disposent toujours d'une ligne d'échappement pour ceux qui ne savent pas sauter.
Comment monte-t-on au sommet de la montagne ?
En station de ski, la remontée se fait généralement en télésiège ou en télécabine. En dehors des stations, la montée s'effectue habituellement en camionnette ou en fourgon.
¿Cuánto dura la jornada y cuánto cansa?
Généralement, c'est ouvert de 9 h ou 10 h jusqu'à 16 h ou 17 h. Je peux t'assurer que si tu envoies du lourd toute la journée, c'est extrêmement fatigant.
Que se passe-t-il si je creuse ou si je casse quelque chose en pleine descente ?
Si vous n'avez rien pour réparer, il vous faudra descendre à pied.
Qu'est-ce qu'un Bike Park de Dirt Jump ?
Un Bike Park de Dirt Jump est un espace spécialement conçu avec des bosses et des sauts, où l'on utilise un vélo de Dirt. Il arrive qu'il intègre également un pump track, une piste de BMX race ou un skatepark au sein du même complexe. En règle générale, le site propose une progression allant de petites lignes de saut pour s'initier jusqu'à de gros modules réservés aux pratiquants expérimentés.
Dans la vidéo suivante, vous pouvez me voir à l'œuvre sur le vélo dans le Bike Park de Dirt Jump.
Foire aux questions sur les Bike Parks de Dirt Jump
Puis-je venir avec mon VTT classique ou ai-je besoin d'un vélo de dirt ou d'un BMX ?
Vous pouvez tout à fait y aller avec votre VTT classique pour un niveau débutant ; toutefois, si vous souhaitez apprendre à bien sauter, il est préférable d'utiliser un vélo de dirt ou un BMX.
Comment régler la pression des pneus et les suspensions ?
Bien dures. Sauter en dirt jump repose entièrement sur l'inertie : si vos pneus sont sous-gonflés et que votre fourche est trop souple, dès que vous allez pomper pour prendre de la vitesse, vous n'avancerez pas. Il faut gonfler les pneus à 4 bars et régler la fourche très ferme pour que le vélo prenne de la vitesse plus facilement.
Ai-je besoin de freins ?
Non, mais c'est recommandé. Beaucoup de riders roulent sans freins, surtout en BMX. Cela dit, c'est mieux d'avoir un frein, au cas où il faudrait piler au dernier moment.
Y a-t-il des sauts sans « trou » où je ne risque pas de tomber dans le vide si je saute trop court ?
Oui, il y a toujours des sauts avec un trou au milieu. Si vous ne savez pas passer ce genre de sauts, il faut vous diriger vers les tables, qui sont pleines et sans trou.
Y a-t-il un bac à mousse (foam pit) ou un matelas pneumatique (airbag) ?
Cela dépend du Bike Park. Il faudra vous renseigner avant d'y aller.
Est-ce qu'il y a un pump track pour s'échauffer ?
Cela dépend du Bike Park. S'il n'y en a pas, vous pouvez vous échauffer sur les petits sauts.
Puis-je aller regarder comment font les autres avant de me lancer ?
Oui, et c'est exactement ce qu'il faut faire : regarder comment font les autres et leur demander à quelle vitesse arriver et comment éjectent les modules, pour vous faire une idée et savoir si vous avez le niveau pour vous y lancer.
Quels équipements de protection dois-je porter ?
Le casque est le strict minimum, les genouillères sont vivement recommandées, et comme toujours : plus vous portez de protections, mieux c'est en cas de chute.
Conclusion : quel est le Bike Park idéal pour débuter ?
L'idéal est de toujours commencer par les bases : aller sur un pumptrack ou dans un bikepark de dirt jump avec de petits sauts pour habituer le corps à se synchroniser avec le vélo face aux obstacles.
Ensuite, il faut aller dans un bikepark de descente où il y a des pistes vertes.
Par exemple, un premier contact avec les sauts au La Poma Bikepark, puis une première prise en main de la descente au 4riders Bikepark.
JC Renom
JC Renom est passionné par l’univers du vélo depuis qu’il est en âge de s’en souvenir. Enfant, il est tombé sous le charme du cyclisme sur route en le regardant à la télévision. Il a ensuite découvert les magazines spécialisés, qui lui ont ouvert les portes d’un monde bien plus vaste que celui de la route, en passant par des shows de records de Bike Trial. Puis, avec l’arrivée d’internet, il a plongé dans les disciplines les plus extrêmes du VTT : le Freeride, la Descente (Downhill) et le Dirt Jump.
À 18 ans, il a commencé la compétition — et pas qu’un peu. Peu de personnes en Espagne peuvent se vanter d’avoir participé à autant de disciplines en parallèle : Descente, Fourcross, Dirt Jump, Slopestyle, Pumptrack, Enduro… Il a même pris part à des épreuves de whip-off comme celles du Crankworx Whistler ou des 2 Alpes.
C’est en Dirt Jump et en Slopestyle qu’il a atteint son plus haut niveau, participant à des compétitions internationales comme le FISE en France ou plusieurs étapes du FMB World Tour à travers l’Europe.
Il a été sponsorisé par différentes marques, a travaillé dans une entreprise de distribution de vélos ainsi que pendant six ans dans un grand magasin spécialisé. Il s’est aussi investi dans d’autres aspects de cet univers, comme la construction de modules ou l’organisation d’événements.
Après plus de 20 ans plongé dans le monde du vélo, entre compétitions, blessures, travail et études, il partage aujourd’hui toute son expérience et son savoir-faire à travers Restless Bike.